| SuSE |
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| Écrit par Administrator | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 04-05-2007 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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{mosgoogle left} SuSE est une distribution Linux majeure, d'origine allemande et éditée par la société Novell. SuSE est d'ailleurs un membre fondateur du Desktop Linux Consortium. La première version de cette distribution apparue au début de l'année 1994, faisant de SUSE la distribution Linux commerciale la plus ancienne encore existante. HistoriqueLa sociétéLa compagnie S.u.S.E. a été fondée le 2 septembre 1992 à Nuremberg en Allemagne, par quatre personnes : Roland Dyroff, Thomas Fehr, Burchard Steinbild et Hubert Mantel, tous dans leur vingtième année. Trois des fondateurs étaient toujours à l'université, étudiant les mathématiques; Thomas Fehr avait déjà reçu un diplôme et travaillait en tant qu'ingénieur logiciel. L'idée originale était que la compagnie fasse le développement de logiciels et fonctionne comme un groupe de consultation UNIX. Selon ce que dit l'un des fondateurs, Hubert Mantel, cette idée ne s'est pas concrétisée de manière appréciable, le travail dans ce secteur d'activité étant difficile à obtenir, et après un certain temps le groupe a eu l'idée de distribuer Linux, faisant en parallèle du support et de la vente de logiciels. Le nom "S.u.S.E" était originellement un acronyme allemand pour "Software und System-Entwicklung", signifiant "Développement de logiciels et de systèmes", un nom pas tellement original pour une compagnie de logiciels. Cependant, le nom complet n’a jamais été employé et la compagnie a depuis toujours été connue comme étant "S.u.S.E.", raccourci plus tard en "SuSE" en octobre 1998. Il y a également une rumeur officieuse qui dit que le nom est un hommage à l'informaticien allemand Konrad Zuse, un des pères de l'informatique qui développa la première machine informatique électronique en 1938, "SuSE" et "Zuse" se prononçant d’une manière similaire en allemand, à l'exception de la consonne initiale. Le logo officiel de la distribution est un caméléon vert prénommé officiellement "Geeko" (contraction de "Gecko" et "geek") suite à un concours lancé par SUSE. Son design a passablement évolué au fil du temps[1]. Les origines
La société a ainsi commencé ses activités comme compagnie de service, fournissant des manuels UNIX/Linux imprimés, vendant des logiciels, parmi lesquels se trouvaient les distributions SLS et Slackware, et proposant du support. SLS (Softlanding Linux System), fondée par Peter McDonald et aujourd’hui disparue, était la première véritable distribution à intégrer des éléments piliers comme X et TCP/IP. La distribution Slackware, maintenue encore à l’heure actuelle[2] par Patrick Volkerding, un ancien contributeur déçu de SLS, fut largement basée sur cette dernière. Ainsi, la société envoyait un set de 40 disquettes Slackware aux personnes qui désiraient obtenir Linux. Par la suite, les scripts de Patrick Volkerding furent traduits, faisant de la distribution originelle S.U.S.E. Linux 1.0 une version allemande de Slackware, développée en étroite collaboration avec son développeur. Le jeu de disquettes se transforma en CD, suite à la banalisation de ce support. Selon les souvenirs de Bodo Bauer[3], un des premiers employés de la société, les dirigeants de S.u.S.E. décidèrent qu’il valait mieux développer leur propre distribution que de toujours corriger les mêmes bugs de Slackware, Patrick Volkerding ne prenant pas en compte le travail de la société et ne l’incluant pas dans ses nouvelles versions. Également, ils prirent conscience qu’ils avaient besoin, entre mille autres choses, d’un meilleur outil d’installation et de configuration. S.u.S.E pris pour point de départ la distribution Jurix (qui n’existe plus aujourd’hui) de Florian LaRoche, celui-ci rejoignant l’équipe S.u.S.E, et commença de développer YaST, l'outil d'installation et de configuration qui allait devenir le point central de la distribution.[4]. À noter que Jurix n’est pas un dérivé de Slackware, puisque cette distribution est plus ancienne que cette dernière[5]. En 1996 la première véritable distribution de l'entreprise fut publiée sous la dénomination S.u.S.E Linux 4.2. Le numéro de version qui devait être choisi a provoqué de longues discussions : ça aurait pu être simplement la version 1.1, mais c'était avant tout le départ d'une nouvelle distribution. Puisque la version 1.1 fut finalement rejetée, on s’est alors plutôt penché sur le nombre 42, une référence intentionnelle à la réponse de la "Grande Question sur la Vie, l'Univers et le Reste" de la série de romans de science-fiction H2G2 de l'Anglais Douglas Adams : The Hitchhiker's Guide to the Galaxy. Le numéro de la première version de YaST, 0.42, s'inspire également des mêmes sources. L'expansionPendant que S.u.S.E. Linux incorporait plusieurs aspects de Red Hat Linux, comme son gestionnaire de paquets RPM et sa structure de configuration /etc/sysconfig, le nombre de support CD de la distribution commença à augmenter, passant de 1 à 2, puis 3, 4, ... S.u.S.E. était le distributeur numéro un en Allemagne et reconnu comme un partenaire privilégié pour tout ce qui touche Linux, quand en 1997, S.u.S.E., LLC fut créée à Oakland, CA pour se frayer un chemin sur le marché Linux américain. Tandis que Red Hat était omniprésent aux États-Unis, la popularité de la distribution Linux de SuSE continuait de grandir en Europe. SuSE était particulièrement populaire en Allemagne son pays d'origine, mais également dans les pays nordiques tel que la Finlande et la Suède, Linus Torvalds, (créateur du noyau Linux), l'ayant lui-même passablement utilisée. Cependant, le succès de cette distribution dans le monde francophone resta mitigé, la distribution concurrente, Mandrake, d'origine française, connaissant alors ses heures de gloire en France. Cela n'empêcha pas SuSE de bientôt devenir une société mondiale avec l'établissement de bureaux aux États-Unis (1997) et au Royaume-Uni (1999). Le rachat par NovellLe 4 Novembre 2003, Novell annonça qu'il désirait acquérir SuSE[6] pour 210 millions de dollars. L'acquisition fut finalisée en Janvier 2004[7] et le nom de l'entreprise fut changé en SUSE Linux après le rachat par Novell. "SUSE" n'a dès lors plus de signification officielle. Selon J. Philips[8], stratège technologique chez Novell pour la région Asie Pacifique, Novell n'altérerait pas "à moyen terme" la voie selon laquelle SUSE continue à être développée. Au rassemblement annuel BrainShare de Novell en 2004, tous les ordinateurs tournèrent sous SUSE Linux pour la première fois. Lors de ce rassemblement, il a également été annoncé que le programme d'administration propriétaire de SUSE, YaST2, sortirait publiquement sous licence GPL, rendant ainsi la distribution entièrement libre aux yeux de la Free Software Foundation. Le projet communautaire openSUSELe 4 Août 2005, le porte-parole et directeur des relations publiques de Novell, Bruce Lowry, annonça que le développement de SUSE Linux deviendrait plus ouvert et, qu'avec le lancement du projet communautaire openSUSE, similaire au projet Fedora de son concurrent direct Red Hat, ils essaieraient d'atteindre une plus grande proportion d'utilisateurs et de développeurs. Le but avoué du projet openSUSE est de procurer un environnement faisant de la distribution SUSE la plus facile d'accès et la plus adaptée pour l'utilisateur moyen ou le développeur expérimenté, afin de devenir la distribution et la plate forme de développement open source la plus utilisée[9]. Le système d'exploitation, avait déjà, par définition, un code "open source". Mais dès lors, c'est le processus de développement qui serait plus "ouvert" qu'auparavant, permettant aux développeurs ainsi qu'aux utilisateurs de tester le produit et d'aider à le développer. Auparavant, tout le travail de développement était fait in-situ par SUSE, et la version 10.0 fut la première version à proposer un beta test public. Également et pour la première fois, les bureaux GNOME et KDE sont mis sur un pied d'égalité, la distribution étant historiquement orienté vers le bureau KDE. Ce changement dans la philosophie mena, suivant les traces de la plupart des distributions open source, à la sortie de la distribution en téléchargement gratuit direct et l'accès au serveur de mise à jour en ligne, alors qu'un délai de 2 mois d'attente était nécessaire auparavant pour qui n'avait pas acheté la boîte. Il y a, à la fois, une version téléchargeable gratuitement, en version entièrement open source ou non (OSS : Open Source Software), et une édition en boîte disponibles. En quelques mois, la distribution SUSE est passé d'un statut très "fermé" à un statut des plus ouverts, faisant grimper rapidement sa popularité et son succès qui ne se fit pas attendre. Au vu de la confusion qu'il y avait entre les dénominations openSUSE, la communauté, et SUSE Linux, la distribution, il a été décidé, dès les premières alpha de la version 10.2, de renommer la distribution en "openSUSE" et de garder le terme "SUSE Linux" pour les produits du secteur entreprise de Novell[10] Une nouvelle dimensionLe 3 novembre 2006, la maison mère Novell a signé un accord historique[11] avec la société Microsoft portant sur trois volets : l'amélioration de l'interopérabilité de SuSE avec Microsoft Windows, une licence réciproque sur l'utilisation des brevets et un accord sur la commercialisation et la promotion des deux solutions. Depuis le rachat par Novell en 2003, SuSE Linux est passé d'un statut de distribution incluant du propriétaire, avec publications différées, restrictives et dotée d'un développement fermé à une distribution libre (libération de YaST, l'outil central de la distribution) avec un modèle communautaire, avec disponibilité gratuite immédiate et pour tous (au lieu des 2 mois d'attentes pour qui n'avait pas acheté la boîte, sans ISOs disponibles mais installation possible via FTP) et d'un développement ouvert et transparent (bêtas publiques dès la version 10.0 et alpha dès la 10.1, mise à disposition d'un "buildserver"). Sa popularité ne cesse de grandir, par son ouverture et les infrastructures mises à disposition, mais est en opposition avec l'accueil de l'annonce de la collaboration de Novell avec Microsoft par une bonne partie de la communauté Linux. Produits de la famille SUSEIl existe 2 branches de la distribution SUSE Linux :
openSUSEopenSUSE, anciennement SUSE Linux, est l'équivalent de l'historique "SUSE Linux Professionnal". Elle dispose d'un cycle de développement théorique de 6 mois, une durée de vie (durée des mises à jour critiques) de 2 ans à partir de la date de sortie. Elle est disponible en téléchargement gratuitement et sans délai en version complète, avec le choix d'obtenir ou non les logiciels propriétaires. Elle est également vendue en boîte auprès du grand public. Ainsi, s'il n’existe qu'une seule distribution openSUSE, elle se décline en plusieurs "Edition" (état pour la version 10.2) :
Vous trouverez les liens de téléchargement sur le portail openSUSE. SUSE Linux EnterpriseNovell conçoit des versions de la distribution pour son secteur d'activité entreprise et construites à partir d'openSUSE. Elles se différencient par le fait qu'elles sont beaucoup plus ciblées, ont une espérance de vie supérieure (5 ans, extensible à 7), un cycle de développement plus long (18 à 24 mois - gage de stabilité, au détriment des nouveautés) et sont disponibles uniquement à la vente (mises à jour payantes), la licence incluant un support plus long.
NumérotationLe fonctionnement de la numérotation des versions d'openSUSE est calé sur le cycle de publication de la version entreprise de Novell (SUSE Enterprise Server), puisque openSUSE est la base de la version entreprise. Ainsi, pendant les 18 à 24 mois de marché de SUSE Enterprise Server 10, les versions publics d'openSUSE seront la version 10.0, 10.1, 10.2 et 10.3. CaractéristiquesOutils de configurationElle est connue pour son outil de configuration YaST (Yet Another Setup Tool). Système de packagesLa distribution SuSE utilise le format de paquets RPM (Red Hat Package Manager) inventé par Red Hat. Pour utiliser ce composant de manière plus simple il existe plusieurs outils. Le composant Yast possède évidemment une parti gestion de package. Un autre outil très populaire est Smart Package Manager, il est utilisable en mode texte comme en mode graphique via son interface graphique. Certification LSBLa distribution est certifiée par la norme LSB. BuildserverUn Buildserver, progressivement mis en place depuis la création du projet openSUSE, est toujours en phase alpha mais est néanmoins opérationnel. Ce service complète la distribution par son infrastructure. L'openSUSE Build Service est la plateforme ouverte et complète de développement qui fournit l'infrastructure pour un développement de distributions futures basées sur openSUSE. Il fournit à des développeurs de logiciel un outil pour compiler, mettre à disposition et éditer leur logiciel pour une large audience d'utilisateurs, y compris la création de leur propre distribution basée sur openSUSE, pour différentes architectures matérielle. L'openSUSE Build Service rend la création de paquet plus facile. Il fournit des serveurs et l'infrastructure de création de paquets pour openSUSE mais aussi pour d'autres distributions. Le Build Service peut facilement être accédé via une interface Web, ou par l'intermédiaire d'une ligne de commande client. Une API utilisable via des logiciels clients spécifiques est également disponible. Autres versionOn observe également l'apparition d'une multitude de sous-projets communautaires, dont en voici quelques uns :
Forces et faiblessesPoints forts
Faiblesses
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